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 hold your gaze ○ ciaràn.

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Felix Wolsey
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MessageSujet: hold your gaze ○ ciaràn.   Lun 2 Oct - 23:26

and you'll fear what you found,
when the weather comes, tearing down.


La fumée blanche de la cigarette flotta un instant au dessus de lui, avant de s’évanouir dans la bise hivernale qui l’emporta. Il la scruta comme fasciné - depuis sa sortie, il s’émerveillait de la moindre futilité -, et tira une énième bouffée pour calmer ses nerfs à vif. Felix se redressa légèrement pour s’appuyer contre la voiture empruntée, et scruta avec attention les allées et venues devant le centre médical. Il n’en revenait toujours pas d’avoir trouvé Ciaràn aussi aisément, ayant cru qu’il se montrerait plus futé que ça. On ne balançait pas un escroc derrière les barreaux sans se tenir sur ses gardes derrière…. Mais la naïveté du garçon lui était bénéfique et il se félicita de sa bêtise. Il jeta son mégot par terre qu’il écrasa du bout de sa chaussure, et poussa un léger soupire. Combien de fois avait-il rêvé de ça ? Quinze ? Vingt ? il avait perdu le compte avec le fil des semaines, mais les souvenirs, eux restaient indélébiles bien que confus. Son désir de l’achever se mêlait étroitement avec l'envie de le posséder à nouveau, rien qu’une nuit. Derrière ses longs cils bruns, il revoyait sa peau parsemée de jolies tâches comme une constellation, la chaleur de son souffle dans sa nuque, et ses mains avides pressant le bas de son dos. C’était d’ailleurs au nom de tout ça, qu’il avait fait fait la connerie de lui accorder une once de confiance et de croire que sa loyauté serait indéfectible. Une erreur fatale qui lui avait par la suite couté sa liberté. Cette même liberté encore brulante sur sa langue, et qu’il s’apprêtait à sacrifier pour une confrontation tant attendue. Arriverait-il seulement à le reconnaitre ? Les années s’étaient empilées depuis leur dernière entrevue, et lui même avait changé. Moins de cheveux, une barbe rasée, et des tatouages plus nombreux sur son corps, histoire de cacher les séquelles d'un passé compliqué. Et tandis qu'il s'interrogeait sur ce qu'il allait bien pouvoir lui faire dans les minutes suivantes, il le vit apparaitre dans le coin de son œil. Impossible de le manquer, il avait vécu quatre ans à ses côtés et cette masse de boucles sombres ne pouvait appartenir qu'à lui. Ses doigts eux s'en rappelaient mieux que son esprit abimé par la privation, le manque, et les coups. D'un bond, il se détacha de la caisse, et approcha d'un pas rapide vers le garçon visiblement en pleine réflexion. Avait-il pensé à lui, autant qu'il l'avait obsédé ? Un léger picotement parcouru son dos, tandis qu'il l'attrapait par le bras sans ménagement pour le forcer à se retourner. « Salut Faulkner. Tu croyais peut être que je t'avais oublié ? » Son interlocuteur se crispa sous son emprise qu'il resserra volontairement, en le toisant de ses yeux noirs charbon. « Toi et moi on va aller discuter dans un coin, histoire de rattraper le temps perdu. Tu me dois bien ça pour ce que tu m'as volé. » Peut être pas ce qu'il avait prévu de dire originellement, mais ça avait le mérite d'être clair et limpide.
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Ciaràn Faulkner
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MessageSujet: Re: hold your gaze ○ ciaràn.   Mar 3 Oct - 10:31

Une journée comme les autres. Longue, avec des gens à problème. Il aurait pu se retrouver là, lui aussi. Après tout, toutes ces histoires le rendait fou. Depuis peu, il sursautait à la moindre occasion, il était nerveux aussi. Au point de vouloir faire des choses qui ne lui ressemblaient pas. La journée était longue à se terminer mais il avait hâte de rentrer à la colocation. Malgré qu'il aille au travail, il avait toujours son arme sur lui, au cas où. Il sortit de l’hôpital seul, ses collègues partaient du côté opposé au sien. Il n'était pas rassuré. Et aujourd'hui, il n'avait pas vraiment envie de rejouer le remake de Ca. L'idée de comparer Felix à un clown le fit légèrement sourire et se détendre. Voilà comment ne plus perdre la face. Mais alors qu'il allait continuer et tourner sur la gauche, quelqu'un lui attrapa le bras et la voix ô tant haïe et aimée à la fois se fit entendre. Felix. Il était là en face de lui. Mais au lieu de paniquer, Ciaràn tenta de prendre une fausse assurance. Il tenta de se dégager de Felix. Et de sa main libre, il attrapa son flingue. De sa main libre il le pointa sur Felix et il lança:

"Je n'ai plus peur de toi Felix... "

Sa main tremblait mais il voulait garder un air sûr de lui. Le passé lui remontait et sa main trembla un peu plus. Il aurait été incapable de tirer. Il répliqua alors:

"J'ai plus envie de te voir, j'ai plus envie de te parler... ta place c'est en taule je crois que j'ai assez causé avec les flics pour ça.... "

La provocation. L'arme la plus débile au monde dans une situation pareille. Il inspira un grand coup avant de dire:

"Je veux plus avoir affaire à toi, maintenant j'ai une vie normale... alors fous moi la paix et dégage... sinon je te descend...."

Il était complètement ridicule. Il l'avait toujours été et bizarrement son courage partit.Il n'avait plus 27 ans mais 17 ans, encore.
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Felix Wolsey
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MessageSujet: Re: hold your gaze ○ ciaràn.   Mar 3 Oct - 17:40

Les minutes s’étirèrent dans une infinie lenteur, tandis qu’ils se jaugeaient mutuellement du regard. Ça lui faisait un léger pincement au cœur de le retrouver, surtout après ce qu’il avait osé lui faire. Putain de balance qui avait vendu sa peau pour sauver la sienne, car il était incapable de supporter cette vie d’enfer qu’il lui faisait soit disant vivre. Ciaràn s’était pourtant bien gardé devant les juridictions de leur dire à quel point il avait pu prendre son pied certaines nuits. Rapidement la brèche se referma, et la nostalgie quitta ses traits usés par l’alcool et la nicotine. Il resserra sa prise sur le garçon, et ne put s’empêcher de ricaner en le voyant sortir un flingue. Pas si stupide que ça en fin de compte… Savait-il au moins l’utiliser ? En tout cas, fallait croire que le gosse s’était improvisé caïd des rues durant son absence. Il ne pouvait qu’espérer que ça lui ait forgé le caractère, mais à en juger par la peur qui émanait de ses muscles crispés, il y avait fort à parier qu’il n’avait pas changé. Il était toujours le même adolescent craintif et naïf que le destin avait mis sur son chemin des années plus tôt. L’affaire cependant l’excitait grandement. « Je n'ai plus peur de toi Felix... » Des mots balancés à la hâte, peut-être même ceux qu’il avait répété devant son miroir en guise de prélude à ces retrouvailles. Il aurait au moins pu y mettre davantage de conviction. En l’état c’était pathétique. « T’es sur de toi ? On dirait que tu vas te pisser dessus à la moindre seconde. » Le cylindre métallique s’enfonça mollement sur sa poitrine, mais il ne broncha pas. Il avait connu pire. Bien pire que ce que Ciaràn pouvait imaginer, et son petit séjour derrière les barreaux l’avait revigoré. Ce n’était donc pas lui qui faisait mumuse avec un flingue qui allait l’effrayer. « J'ai plus envie de te voir, j'ai plus envie de te parler... ta place c'est en taule je crois que j'ai assez causé avec les flics pour ça.... » A nouveau des jérémiades et ce discours mâché qu’il lui ressortait pour se donner une pseudo constance. C’était presque touchant de voir à quel point il luttait pour feindre une assurance. Mais Felix le connaissait trop bien pour mordre à l’hameçon : ses défauts, ses qualités, rien n’avait de secret pour lui. Pas même l’odeur de sa peau ou ce qu’il appréciait faire de son corps. « Ferme là un peu et cesse de pleurer. Tu vois ton problème Faulkner c’est que tu parles trop, t’es pas fichu de comprendre quand il faut t’arrêter. » Ce n’était pas faute de lui avoir demandé de se taire par le passé, mais son binôme était sans arrêt en train de babiller dans ses oreilles, et de poser des questions. Ça lui avait d’ailleurs posé bien des problèmes au sein de son groupe, et nombreux avaient été ceux qui souhaitaient écorcher vif ce type trop turbulent pour être un des leurs. À l’époque Felix les avait menacé et quiconque toucherait un seul des cheveux de son amant/larbin gouterait à ses poings et ses couteaux. Désormais, plus rien ne le protégeait, et le fait qu’il ne soit pas six pieds sous terre relevait du miracle. Le gamin avait causé du tort à pas mal de personnes dans le milieu. « Je veux plus avoir affaire à toi, maintenant j'ai une vie normale... alors fous moi la paix et dégage... sinon je te descend.... » Qu’est-ce que ça pouvait bien lui foutre ? Il se fichait pas mal qu’il ait une vie normale, lui ce qu’il désirait, c’était régler ses comptes. Quant à ses tentatives pour le déstabiliser, elles le laissaient de marbre. « Ben vasy, essaye qu’est ce que t’attends ? Tire pour voir…» Il lui laissa une poignée de secondes pour réagir, avant de poursuivre. « Allez lâche ça avant de te faire mal. » D’un geste rapide, il s’empara de l’arme, dont le contact froid familier épousa les cales de sa paume rugueuse. « Tu vois, la différence entre toi et moi, c’est que je suis né là-dedans. Toi t’es qu’un riche qui a voulu s’amuser un peu avec les mauvaises personnes. » De très mauvaises personnes même, car Felix était tout sauf un enfant de cœur, c’était un animal sauvage et brutal, qui marchait à l’instinct. « Maintenant que t’as fini de jouer, on va aller s’expliquer là bas. » Il le poussa avec la crosse du flingue vers la ruelle, incapable de quitter des yeux cette nuque blanche recouverte de boucles sombres qu’il rêvait de mordre.
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Ciaràn Faulkner
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MessageSujet: Re: hold your gaze ○ ciaràn.   Mar 3 Oct - 18:20


Ciaràn ne faisait pas le fier, il était même au bord du malaise. Il l'avait bien cherché. Oui, il était ridicule. Mais il l'avait toujours été. Il s'était cru au dessus, il s'était cru en sécurité et voir Felix, le rappelait à la réalité. Il ne serait jamais rien. Jamais. Felix se moquait de lui et il fronça les sourcils. Non, il n'avait pas peur. Il tentait de se persuader mais en vain. Felix ne faisait que l'enfoncer. Et Ciaràn plongeait, comme dans le passé. Une nouvelle fois, il avait l'impression de n'être rien. D'être cet ado qui avait été désespéré. La rage le prit et il poussa Felix en hurlant:

"Je ne pleure pas! Arrête de te croire au dessus ou je te jure...."

Mais non, il n'arrivait même pas à le menacer. Felix le poussait à tirer, et Ciaràn était au bord de le faire mais il se glaça et il resta immobile. Il n'arrivait plus à faire le moindre mouvement. Il perdit toute confiance en lui, quand Felix le désarma facilement, trop facilement. Et il entendit son reproche. Oui, il était un riche et alors? Il tenta de répliquer dessus:

"Ouais la différence entre toi et moi, c'est que j'ai de la classe et toi tu n'en a pas..."

Gamin arrogant. Retour au lycéen d'antan. Ciaràn venait de prouver à Felix que malgré les années écoulées, il resterait cet adolescent idiot qui dirait oui à tout. En somme, il venait de perdre tout crédibilité envers tout le monde et envers lui-même. Alors qu'il se faisait pousser, Ciaràn se glaça de nouveau. Son visage perdit toute couleur et il commença à flipper vraiment. Alors, il lança:

"Quoi? Tu veux quoi? Tu veux que je m'excuse pour t'avoir balancé pour éviter la prison? Bah non je m'excuserais pas! Je ne suis plus ton jouet que tu peux manipuler... Maintenant je peux dire ce que je veux et ce que je pense, parce que j'en ai plus rien à foutre de toi..."

Il tentait de reprendre confiance en lui mais c'était chose impossible. Il avait peur. A tout jamais, il resterait un enfant apeuré par les autres.  
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Felix Wolsey
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MessageSujet: Re: hold your gaze ○ ciaràn.   Mar 3 Oct - 19:12

Le poids léger de l’arme entre ses doigts lui rappelait d’anciens souvenirs qu’il avait cru enfoui dans un coin de son cerveau. Le contact métallique lui avait manqué de même que la sensation grisante qui s’emparait de son corps chaque fois que son doigt frôlait la gâchette. Depuis combien de temps n’avait-il pas utilisé de flingue ? Pas suffisamment longtemps pour en avoir oublié l’usage, n’en déplaisait à ses vieux travers de préférer les couteaux, et ses poings. Le corps à corps était nettement plus satisfaisant pour ses nerfs à vif et son tempérament explosif comme le prouvaient toutes les cicatrices qui barraient son corps musclé. Néanmoins, Ciaràn ne lui avait pas vraiment le donné choix en faisant joujou tel un amateur avec un objet loin d’être à sa hauteur. On ne s’improvisait pas voyou en deux semaines, et sa stupidité de jeune riche prétentieux venait de refaire surface. Lorsqu’il le poussa mollement, il ne bougea pas d’un pouce, stoïque tel une statue de marbre. « Je ne pleure pas! Arrête de te croire au dessus ou je te jure…. » Des menaces qu’il hurlait à tue tête alors qu’il n’avait encore rien fait pour le moment. Dieu qu’il pouvait être agaçant, en lui ôtant tout plaisir de satisfaction personnelle. Il avait l’impression de gérer un petit cabot surexcité. Sa remarque eut au moins le mérite de le faire sourire dans sa barbe mal rasée. Au dessus…. Ce n’était pas le même son de cloche autrefois lorsque son corps s’écrasait sur le sien, et qu’il gémissait de plaisir sous son poids. Curieux comme il était facile de modifier la réalité à sa guise pour qu’elle colle mieux à ses idéaux. « Tu me jures que quoi ? Qu’est ce que tu vas faire hein Ciaràn ? Aller chialer auprès de la police comme une gonzesse ? Tu sais ce qu’on leur réserve aux balances comme toi ? » Il lui suffisait d’une poignée de mots à l’attention de ses camarades et famille d’adoption pour que la plupart des caïds de la ville ne lui tombent dessus. Seulement voilà il avait un minimum d’affection à l’égard du garçon pour traiter directement avec lui. Felix n’avait pas décidé quel sort il lui réservait, mais les prochaines minutes seraient décisives en la matière. « Ouais la différence entre toi et moi, c'est que j'ai de la classe et toi tu n'en a pas… » Il commençait sérieusement à le gonfler à déblatérer des stupidités pour se défendre. Il réfréna l’envie de lui asséner un coup de poing en pleine tronche pour l’obliger à la fermer. Était-ce tout ce qu’il avait dans l’estomac ? L’adolescent pourri gâté était donc de retour, mais il ne s’inquiétait pas outre mesure, celui ci ne tarderait pas à s’effacer face à lui. Un peu comme à l’époque, où Ciaràn s’était volontairement soumis à son autorité en échange d’un peu d’affection, et d’adrénaline. « Putain… Déjà qu’avant tu racontais que de la merde mais je vois que ça s’est pas arrangé. C’est pas une question de classe mais de tripes. Comme celles de faire ça… » Il prit le revolver qu’il fourra dans sa bouche, et appuya sur la crosse de son index. Il y eut un faible cliquetis, et il éclata de rire en le retirant face au regard médusé de son interlocuteur. « La prochaine fois achète des balles, si tu veux que ça serve à quelque chose. » Quel putain d’imbécile, il ne manquait pas de culot en se pointant devant lui à moitié équipé. Il l’obligea alors à prendre la direction de la ruelle avoisinante, pendant que le gamin s’épanchait sur ses malheurs d’une voix chevrotante. « Quoi? Tu veux quoi? Tu veux que je m'excuse pour t'avoir balancé pour éviter la prison? Bah non je m'excuserais pas! Je ne suis plus ton jouet que tu peux manipuler... Maintenant je peux dire ce que je veux et ce que je pense, parce que j'en ai plus rien à foutre de toi… » Cette fois ci sa patience arriva à ses limites, et il lui donna un coup dans les omoplates, avant de le forcer à se retourner d’une pression ferme sur le bras. « On pourrait commencer par là ouais, des excuses ce serait pas mal. A toi de voir si t’es prêt à le dire de toi même ou si je dois te forcer un peu. » Il n’y avait plus qu’eux dans les parages, et quand bien même des passants s’arrêteraient pour jeter un coup d’œil, Felix s’en foutait royalement. De toute façon à elle seule, sa silhouette suffisait à effrayer les curieux trop téméraires. Il le tapota sur la joue, et glissa sa paume sur son cou qui frissonna en réaction. Prévisible et jouissif. « Vraiment t’en as plus rien à foutre de moi ? C’est pour ça que tu te ballades avec un flingue dans la poche. J’ai l’impression que même quand j’étais parti, j’occupais chacune de tes pensées comme un cancer incurable. Soit content je suis là en chair et en os désormais, et je vais m’occuper de toi personnellement. » Se faisant il s’était rapproché, et pouvait à présent sentir le souffle apeuré de Ciaràn sur sa peau. Le battement de cœur de son ex amant résonnait sous son toucher comme une symphonie entêtante. Il se perdit un instant dans ses prunelles apeurées, et quelque part là dessous une étincelle vint s'embraser. Une forêt entière ravagée par un feu indomptable. Son pouce effleura sa bouche et il poursuivit en penchant la tête sur le côté. « Je voulais pas que ça se finisse comme ça, mais tu me donnes pas le choix. » Dommage de se dire adieux dans de pareil conditions, mais il en allait de sa réputation. Il n’y avait pas de retour en arrière, si ?
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Ciaràn Faulkner
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MessageSujet: Re: hold your gaze ○ ciaràn.   Mer 4 Oct - 0:36


La situation dégénérait. Ciaràn perdait le contrôle de tout. Felix prenait le dessus encore une fois. Malgré l'âge avancé de Ciaràn. Malgré son envie de changer, il restait le même. Peut être bien que l'être humain ne changeait jamais. Et soudain, aux paroles de Felix, Ciaràn baissa la tête comme un coupable. Il donnait une fausse image de lui en voulant jouer les gros durs. Les larmes lui montèrent aux yeux, encore une fois, il tombait sur Felix quand il était perdu, désespéré. Il ne voulait pas balancer mais il avait eu peur. Comme maintenant, son coeur tapait contre sa poitrine comme s'il voulait sortir de son corps. Et les larmes coulèrent le long de ses joues, prouvant à Felix, qu'il avait raison. Que Ciaràn n'était qu'un petit crétin de gosse de riche. Et l'estime de lui-même tomba sur le sol que Felix s'empressait de piétiner en vengeance. Et Ciaràn lui-même redevenait un pantin qui allait s'aplatir devant lui. Pourquoi avoir tenté toutes ces années de changer si c'était pour revenir au point de départ quand Felix se trouvait devant lui. Le plus jeune fixa le plus âgé. Il était en train de lui prouver en mettant l'arme dans sa bouche que Ciaràn n'était qu'un nul. Pourtant, peut être encore nostalgique du passé, Ciaràn se mit à hurler, limite supplier quand il mit l'arme dans la bouche:

"Non ne fait pas ça...."

Etait-ce son coeur ou sa raison qui parlait? Ciaràn ne savait plus. Mais Felix se moqua de lui en lui disant qu'il aurait du acheter les balles.

"J'ai les balles crétin..." grommela Ciaràn pour lui-même qui se sentait de plus en plus humilié.

Les balles étaient dans le tiroir de sa chambre à la coloc. Felix voulait des excuses. Mais malgré tout, la fierté de Ciaràn était là et il n'allait pas s'excuser parce que son ex petit ami l'exigeait. Pourtant, quelques minutes plus tard, Ciaràn se trouvait dans une situation les plus déplaisantes au vu du contexte. Il ferma les yeux et laissa couler ses larmes avant de se laisser glisser à terre, comme sa fierté. Il se retrouva à genoux et il explosa alors:

"Je suis désolé ok? Je ne voulais pas te balancer mais j'ai eu peur! Tu comprend ça? Je suis désolé...."

Les larmes coulaient à flot et Ciaràn avait l'attitude de l'adolescent de leur rencontre. Pourtant il avait dix ans de plus mais personne ne pourrait attester de son âge en cet instant. Oui, Felix avait occupé ses pensées mais il ne pensait pas qu'aujourd'hui, il arriverait à se mettre dans tous ses états. De toute façon, il n'était plus rien aux yeux de Felix et Ciaràn était déjà fatigué de lutter. Jouer les rebelles n'était pas son truc finalement.

"Felix...." murmura-t-il, avant d'attraper sa main et s'agripper pour se relever.

Il le regarda alors dans les yeux et il murmura de nouveau:

"Fais ce que tu veux.... je l'ai mérité.... tu peux même me tuer.... je t'ai fais du mal..."  
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Felix Wolsey
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MessageSujet: Re: hold your gaze ○ ciaràn.   Mer 4 Oct - 18:11

Le bruit des rares véhicules qui passaient en bas de la ruelle sombre venaient troubler le silence de leurs respirations, et des sanglots de Ciaràn qui faisait désormais pâle figure. Le garçon fier avait déjà été remisé au placard, remplacé par l’adolescent craintif qu’il avait connu autrefois. Et si Felix s’était endurci, sa victime, elle, était dans un état pitoyable. Dommage pensa-t-il, il aurait cru que le petit s’était trouvé une dignité après l’avoir balancé pour sauver sa peau et exhumer ses pêchés. Parce qu’il fallait en avoir dans le pantalon pour oser le trahir et rapporter toutes ses combines auprès de la police. Comment avait-il pu rater un truc pareil à l’époque ? À quel instant sa proie avait-elle filé entre ses doigts pour un aller sans retour ? Le vieux lui avait pourtant dit de se méfier de l’avorton, c’était pas quelqu’un de fiable, il n’appartenait pas à leur cercle étroit. Mais le voyou n’en avait fait qu’à sa tête, intimement convaincu d’avoir une emprise totale sur le garçon qu’il menait au doigt et à la baguette. En réalité, il ne voulait pas l’admettre, mais une brèche s’était ouverte sous cette montagne de muscles, et il s’était attaché. À sa façon toutefois, car il était incapable de vivre une relation saine, mais une étincelle s’était allumée dans le coin de son cerveau. Et le voir tomber à genoux devant lui, raviva des souvenirs enfouis. Ça lui faisait des choses, beaucoup de choses pour dire vrai. Il avait envie de le prendre contre lui juste… Juste comme ça pour accueillir ce corps qui avait partagé ses draps pendant quatre ans. « Je suis désolé ok? Je ne voulais pas te balancer mais j'ai eu peur! Tu comprends ça? Je suis désolé.... » Il lui avait suffi d’une poignée de secondes pour être en contrôle. Ce n’était pas vraiment une surprise il avait ça dans le sang, et la personnalité de Ciaràn n’était pas faite pour rivaliser avec lui. Felix n’avait pas seulement l’air d’un dur il l’était réellement. Nourri aux coups, à la pauvreté, et à la privation, il était typiquement le genre de mec qu’on évitait de chercher si on était censé. Et si son physique cabossé n’était pas assez clair, son cv parlait à sa place : extorsion, trafic de drogue, course de bagnole, combats illégaux et diverses activités du même acabit y compris complicité de meurtre. Un vrai gendre idéal… Il étouffa un soupire en fermant les paupières avant de fourrer le flingue dans la poche de sa veste en cuir déchirée. « T’avais peur de quoi ? Je t’ai pas protégé pendant ces quatre putain d’années ? Qui est venu chialer à ma porte parce qu’il avait besoin d’aide ? Je t’ai jamais menti, tu savais très bien où tu mettais les pieds, tu savais très bien qui j’étais. Je crois pas que ça t’ai beaucoup dérangé quand on couchait ensemble… » Son cher camarade semblait oublier que dans cette danse sur le fil du rasoir qui les avait lié, ils avaient été deux. Felix l’avait certes manipulé, mais Ciaràn avait eu plusieurs occasions de filer et de retourner vivre chez ses parents. Il avait juste fait le choix de rester, pour finir par vendre la mèche. C’était ça qui le frustrait le plus – ce coup de poignard dans le dos -, le reste il s’en foutait royalement. « Felix .... » Un ton plaintif, et son prénom chuchoté du bout des lèvres… Si différent de d’habitude et dépouillé de tout préjugés ; presque aussi puissant qu’une arme. Il eut une fraction de seconde d’hésitation – décisive - et lui tendit sa main pour le relever sans ménagement.  « Fais ce que tu veux.... je l'ai mérité.... tu peux même me tuer.... je t'ai fait du mal... » Il s’attarda sur leurs doigts mêlés et la douceur de sa peau contre ses cales rugueuses, avant de le relâcher. « Te donne pas tant d’importance, tu ne m’as pas fait mal, personne ne peut et surtout pas toi. » La douleur était une notion abstraite qui lui échappait. Même lorsqu’il s’était fait fracasser par des gars de sa bande, il s’était contenté de sourire, la bouche pleine de sang et les yeux cocardés. Sa seule souffrance – bien qu’il ne l’admettait pas – était l’abandon de sa mère peu de temps après sa naissance. Autrement, il était aussi insensible que ses iris grises le laissaient supposer. « Je ne vais pas te tuer. Je t’avoue que je ne sais pas ce que je vais faire de toi. J’ai pas mal réfléchi en prison à ce que t’avais fais, à ce que tu m’avais fait. » Il s’était juré de le retrouver pour éclaircir certains points, et à partir de là il improviserait. Or on était en plein dedans. « T’aurais pas dû faire ça, tu m’as volé sept ans de ma vie et je ne sais pas comment tu vas pouvoir rattraper ça. Même ton fric ne peut rien y faire. Tu vois, la morale voudrait que je te fasse saigner histoire de passer un message à tous les petits malins dans ton genre qui voudraient recommencer. Mais moi je trouve ça trop facile, et je voudrais pas amocher ton joli petit visage, parce que là toute suite tu sais à quoi je pense Faulkner ? J’ai une putain d’envie de t’embrasser juste pour t’obliger à la fermer et ravaler ta fierté de gosse de riche. » Il serra les poings le long de sa cuisse pour contenir sa frustration accumulée, et rencontra le contact familier du couteau qu’il gardait dans un bout de sa manche. Voilà, là il pouvait respirer tranquillement.
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Ciaràn Faulkner
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MessageSujet: Re: hold your gaze ○ ciaràn.   Mer 4 Oct - 18:34


Ciaràn acceptait les reproches de Felix, il l'avait mérité. En fait, devant lui, il se sentait comme un petit garçon pris sur le fait d'avoir fait une bêtise. Mais tout au fond de lui, ce qu'il avait ressenti pour lui depuis 4 ans revenaient en force dans tout son être. Oui, il avait joué l'imbécile, parce qu'il était un petit imbécile. Il baissa alors le regard et il répondit:

"J'ai eu peur de ma famille, de leur regard.... de tout... J'ai eu peur parce que les flics ont su trouver les mots pour me faire parler, c'est tout...Je suis désolé... Je ne voulais pas te balancer.... mais tu ne sais pas ce que c'est que d'avoir la pression familiale sur les épaules...."

Il avait voulu jouer au fils parfait pour rien gagner en retour. Non, il n'avait rien gagner. Il avait même perdu son estime de lui-même. Et il avait honte. Surtout en ce moment. Quand il entendit les mots de Felix, de nouveau, les larmes lui montèrent aux yeux. Felix lui avait pris l'arme mais Ciaràn aurait été prêt à se blesser lui même pour lui faire comprendre qu'il regrettait. Ciaràn s'humiliait lui même. Alors que Felix l'avait lâché, il lui reprit sa main. Il n'avait aucun droit de faire ça, Felix ne voudrait même plus de lui. Mais lorsqu'il entendit qu'il voulait l'embrasser pour le faire taire, Ciaràn le regarda dans les yeux. Et puis, pris d'une soudaine impulsion, comme si quelqu'un le contrôlait à sa place, il embrassa Felix sur les lèvres. Drôle de retrouvailles pour ce baiser, entre deux menaces, deux excuses et une envie de se faire du mal. Ciaràn perdait le pied. Il perdait la raison. Et encore une fois Felix était sur son chemin au bon moment. Les larmes coulèrent de nouveau le long de ses joues et il murmura:

"Fais moi payer ... Je paierais le prix qu'il faut.... mais... J'ai... besoin de toi...."

Ciaràn mélangeait tout. Son esprit ne voulait plus admettre la réalité et il voulait même le faire replonger dans le passé. Et Ciaràn obéissait à son esprit. Peut être qu'il était malade comme ses patients après tout. Ou alors, il était tout simplement en train d'admettre qu'il tenait à Felix, plus qu'il ne le pensait.  
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Felix Wolsey
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MessageSujet: Re: hold your gaze ○ ciaràn.   Mer 4 Oct - 22:39

Son poing serré accentua les marques en forme de demies lunes que créaient ses ongles dans le creux de ses paumes. La rage et l’excitation avaient pris possession de son corps qui tremblait légèrement de frustration. Il n’avait pas prévu que les choses se passent ainsi. Il avait pourtant envisagé tout un tas d’alternatives, où, à chaque fois Ciaràn rendait l’âme dans d’atroces souffrance. Mais pas ça. Et c’était sa propre réaction qui le déstabilisait le plus. Une partie de lui désirait le réduire à néant, là où l’autre était plus réservée. Moins objective sans doute. N’était ce pas son simagrée de conscience d’ailleurs qui s’était confondu en justifications bancales quand on lui avait proposé de le descendre à la sortie du boulot pour venger son nom ? Peut être, il était incapable de le dire, confus par ce sentiment étrange qui grognait dans son estomac. Ca lui rappelait la sensation qu’il éprouvait quand il avait faim. Sauf qu’ici, ce n’était pas de la nourriture que réclamait son être tendu. Il avait envie de mordre ce bout de peau albâtre juste au dessus de sa clavicule droite qui dépassait de son teeshirt froissé. Ses propos toutefois eurent toutefois raison de son instant de faiblesse. « J'ai eu peur de ma famille, de leur regard.... de tout... J'ai eu peur parce que les flics ont su trouver les mots pour me faire parler, c'est tout...Je suis désolé... Je ne voulais pas te balancer.... mais tu ne sais pas ce que c'est que d'avoir la pression familiale sur les épaules…. » Il ne savait pas ce que c’était d’avoir la pression familiale sur les épaules…. Et pour cause il n’en avait pas, on l’avait abandonné à la naissance. Petit merdeux égoïste. En juste trois phrases il venait de briser sa patience et le peu d’affection qu’il lui restait. Fallait-il en plus qu’il pleure pour lui ? Sept années à payer pour sa tronche n’était visiblement pas suffisant. Quant à la peur qu’il mentionnait…. Ciaràn n’avait pas le droit de la mentionner, il ignorait ce que c’était de vivre dans la crainte permanente. De sentir ses serres acérées s’emparer de ses tripes sans jamais vous lâcher. Combien de soirs avait-il dormi sur un trottoir en redoutant ne plus revoir le lever du soleil ? Trop de fois. Combien de nuit avait-il cru mourir au cours de ces combats sanglants que le vieux organisait ? Trop de fois également. Et voilà que le gosse de riche se mettait à lui donner des leçons en la matière. La tentation de le fracasser contre le mur refit surface aussitôt, et ses phalanges menacèrent de craquer. « Ferme ta gueule Ciaràn, ferme ta putain de grande gueule. Et ne me parle plus jamais de peur ou de pression familiale. T’as aucun droit de parler ça putain, réfléchis un peu avant d’ouvrir la bouche bordel. T’as vu d’où tu viens ? Tu sais même pas ce que c’est la privation et la pauvreté… Putain… Tu pouvais pas te contenter de suivre les ordres, y’a fallut que tu fasses ton malin, que t’aille te vanter auprès des flics. Te cherche pas des excuses, t’es une merde. » Dur, brut, il ne mâchait pas ses mots, ce n’était pas dans sa ligne de conduite On lui avait appris à être impitoyable et c’est ce qu’il faisait. Il secoua la tête, en serrant la mâchoire, il avait besoin de se défouler, si possible sur quelqu’un. Il n’eut pas le loisir de s’égosiller davantage, et tiqua légèrement quand le vendu lui prit sa main dans la sienne. Quelle étape avait il loupé ? Ou était passé le mec qui la ramenait en disant qu’il n’avait plus rien à foutre de lui ? C’était si facile… Il plongea son regard interrogateur dans le sien, et y décela une lueur qu’il ne connaissait que trop bien pour l’avoir utilisé à sa guise par le passé. Mais là c’était différent, et si il menait la danse, ses motivations n’étaient plus les mêmes. Puis plus rien. Juste leurs lèvres qui se cherchaient, et leurs dents qui s’entrechoquaient dans un mouvement confus, plein de ressentiments, de douleurs, et de tristesse. Ce n’était pas de l’amour, c’était un baiser qui exigeait et punissait à la fois. Felix le tira agressivement contre lui, désireux de se rassasier du garçon qui faisait bondir la bête tapie en lui. Le gout salé des larmes se mêla à leurs langues entrelacées, et il s’écarta pour l’observer dans la pénombre, essoufflé, le palpitant au bord du précipice. « Fais moi payer ... Je paierais le prix qu'il faut.... mais... J'ai... besoin de toi…. » Il avait gagné mais cette victoire ne le réjouissait pas. Elle réveillait un truc profond en lui, un truc inconnu qu'il ne maitrisait pas. Il effleura de sa paume les joues rougies de Ciaràn tandis que sa main gauche glissait sur sa gorge si fragile. « J'ai pris sept ans pour que ton petit cul de bourge soit en sécurité. Tu as peut être besoin de moi, mais en ce qui me concerne tu ne me sers plus à rien. » Il était un membre nécrosé qu'il fallait amputer avant que la maladie ne se propage, c'était ce que lui aurait conseillé l'ancien qui l'avait pris sous son aile. Mais lui, Felix, que désirait-il vraiment tirer de tout ça ? Ne venait-il pas d'obtenir ce pourquoi il était venu ? Des aveux et un homme plus bas que terre. Il se pencha vers lui, et gouta à nouveau à sa bouche, ses doigts glissant dans ses mèches noires qu’il titilla entre son index et son pouce. Il le sentit gémir et réfréner un grognement, ce qui le fit sourire. Il se détacha, et le contempla avant de répondre. « Tu as perdu ma confiance le jour où tu m'as balancé. Je pensais pas que t'aurais le courage de faire ça, et tu m'as prouvé le contraire. Je devrais être fier, mais… Je vais avoir des soucis si je ne te fais pas payer. » Conclua t-il à défaut de s'épancher sur ces sensations qui le secouaient désormais. Dans le cas où Faulkner quittait ces lieux sans représailles, la bande allait nécessairement lui tomber dessus. Mieux valait-il qu'il s'en charge lui même, car lui, saurait se montrer magnanime. « Tu me fais vraiment chier.... » Une remarque qui voulait dire énormément pour le voyou qui réservait ce genre de déclaration à ceux à qui il tenait, et dont le nombre ne dépassait pas cinq.
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MessageSujet: Re: hold your gaze ○ ciaràn.   Mer 4 Oct - 23:38


Tout son corps tremblait, les reproches et les remarques de Felix pleuvaient sur Ciaràn qui petit à petit, se dérobait du sol. En cours, il avait toujours appris à dire à ses futurs patients de ne pas prendre les remarques et les insultes personnellement mais il lui était difficile d'ignorer les mots de Felix. Ils faisaient encore plus mal que des coups de poignard. Pour son esprit, c'était de trop. La remarque de trop. Il savait qu'il était moins que rien, il savait qu'il ne valait pas plus qu'une serpillière usagée. Son corps commençait à le comprendre, tandis que son esprit s'évadait. Trop c'était trop. Son mécanisme d'auto-défense se mettait en place sans le concerter. Ciaràn aurait voulu hurler, il aurait voulu crier, frapper Felix pour le descendre plus bas que terre. Lui faire dire qu'il aurait du rester en prison mais qu'il l'aimait encore. Mais son corps ne réagissait plus, sa bouche non plus. Felix lui disait de se la fermer, ses poings se serrèrent. Sa bouche effleura la sienne mais Ciaràn ne réagissait plus. Il n'avait plus envie. Felix n'avait plus besoin de lui. Ciaràn avait perdu sa confiance. Deux coups de poignard supplémentaire dans le corps déjà abîmé du jeune Faulkner. Felix lui avait reproché d'être riche et d'avoir une famille parfaite. Comme si ça faisait quelque chose. Les larmes s'étaient arrêtées de couler, son regard s'éteignait. Comme si la vie voulait s'enlever de Ciaràn. C'était juste son esprit qui tenter de protéger Ciaràn avant qu'il ne soit trop tard.

Bien entendu que Felix voulait lui faire payer. Ciaràn le savait. Il s'y attendait. Il s'attendait même au pire. Et son corps se tendait au maximum, il commençait même à avoir des fourmis dans les bras. Non, il n'avait plus peur. Il n'était plus apeuré, ou inquiet. Il ne ressentait plus rien. Il n'avait même plus dit un mot. Felix ne se rendait pas compte. Non il comprenait pas. Il voulait comprendre que sa vérité. C'était trop facile. Et alors qu'il avait l'impression que quelqu'un d'autre prenait sa place, Ciaràn devint plus agressif, plus glacial et il se mit à hurler, hors de lui, et plein de rage:

"C'est trop facile! C'est trop facile de croire que parce que ma famille est riche, on ne peut pas avoir une pression familiale ou des problèmes! Merde Felix! Je t'ai suivi pendant 4 ans! Je me suis brouillé avec mon frère, je me suis coupé de tout le monde pour toi! L'argent j'en ai rien à foutre! Tu crois que l'argent fait le bonheur? Non! Putain.... "

Les larmes alors figées se remirent à couler le long de ses joues. C'était des larmes de rage. Ciaràn n'était plus lui même.

"C'est tellement plus simple pour toi de me rabaisser...de me sentir plus bas que terre.. ça t'excite c'est ça? Bah vas y continue! Allez..."

Et son corps tendu redevint mou et il se mit à frapper Felix de toute ses forces sur sa poitrine. C'était un geste inutile et désespéré. Ciaràn avait touché le fond, il n'était plus lui même et ce à tout jamais.

"Va te faire foutre! Tabasse moi, fais ce que tu veux mais va te faire foutre en enfer... et arrête de me juger parce que j'ai de l'argent... ça ne veut rien dire... t'es con ou quoi? Je te fais peut être chier mais t'es le roi des emmerdeurs..."

Ce nouveau Ciaràn qui n'était pas lui était sur le point de s'effondrer, comme un château de carte. Il était de nouveau l'être frêle et fragile qui était dans une situation impossible.  
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Felix Wolsey
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MessageSujet: Re: hold your gaze ○ ciaràn.   Jeu 5 Oct - 21:37

Ce duel qui se déroulait dans son esprit ne présageait rien de bon pour la suite, c’était jouer avec du mercure. Felix était un électron libre, quelqu’un d’incontrôlable qui agissait selon des pulsions parfois violentes. Mais il y avait aussi cette brèche en lui, qui le rendait un peu plus humain, et permettait à certains de s’engouffrer dedans. Ils n’étaient pas nombreux, mais ils existaient. Il y avait eu l’ancien qu’il avait considéré comme son propre père, ses comparses de la première heure Terri et Seth, et enfin Ciaràn. Avec ce dernier c’était différent. Un truc à part sur lequel il ne pouvait mettre de terme exact. Et si celui-ci s’échinait à le faire passer pour un méchant manipulateur, la vérité était plus complexe. Initialement, lorsque le gosse paumé s’était présenté à lui pour savoir si il avait vu sa copine dans les parages, il s’était contenté de l’envoyer bouler. Ce n’était pas la première ni la dernière fois qu’il rembarrait méchamment un mec venant l’importuner. Mais Faulkner avait persisté, et il l’avait observé avec plus d’attention que prévu. Ses yeux avaient glissés sur sa gorge blanche striée des jolies veines bleues pour remonter sur ses traits attristés. Le pigeon idéal certes, mais dont la détresse lui avait paru similaire à la sienne quand il était plus jeune. Une chose en entrainant une autre, il s’était rendu indispensable pour lui, et la machine était lancée. C’était aussi simple que ça, à l’exception faite qu’il avait perdu des plumes dans le processus. Et ça, il l’avait chèrement payé. Les hurlements de Ciaràn le tirèrent brusquement de ses pensées, et il darda sur lui un regard courroucé. Il commençait à lui taper royalement sur les nerfs malgré le fourmillement de chaleur qui résistait dans son bas ventre comme pour lui rappeler des souvenirs qu’il avait trop longtemps mis de côté. « C'est trop facile! C'est trop facile de croire que parce que ma famille est riche, on ne peut pas avoir une pression familiale ou des problèmes! Merde Felix! Je t'ai suivi pendant 4 ans! Je me suis brouillé avec mon frère, je me suis coupé de tout le monde pour toi! L'argent j'en ai rien à foutre! Tu crois que l'argent fait le bonheur? Non! Putain... » Quelle partie de ses propos n’avait-il pas compris quand il lui avait demandé de la fermer ? Toujours ce putain de défaut qui refaisait surface et qui lui valait aujourd’hui la situation dans laquelle il se trouvait. Il pouvait bien l’accuser de tout les maux, mais Ciaràn était responsable de ses choix. Lui n’avait fait que donner un coup de pouce, et user de sa détresse pour obtenir de menus services, tel que le transport de drogue ou le blanchiment d’argent. Tout ce qui touchait à ses rapports familiaux n’était pas de son fait. Idem pour le reste. Le voir se présenter comme une putain de victime le rendait dingue ; impossible pour lui de ne pas répliquer. « Tu t’es brouillé avec ta putain de famille parce que tu le voulais. Je ne t’ai absolument rien demandé, me refout pas tes histoires de merde sur le dos, je te retenais pas, tu étais libre de partir, et t’as choisis de rester parce que cette vie te plaisait. T’aimais croire que t’étais invincible, t’aimais braver les dangers, t’aimais te foutre à genoux devant moi et tu sais pourquoi ? Parce que pour la première fois de ta vie, tu te sentais utile et fort. Réveille-toi Faulkner, et arrête d’accuser les autres pour tes faiblesses. » Il pouvait chialer tout ce qu’il voulait, crier à tue-tête pendant des heures comme un môme capricieux, ça ne modifierait aucunement la réalité. Il était et resterait ce bourge qui avait fricoté avec les mauvaises personnes. « C'est tellement plus simple pour toi de me rabaisser...de me sentir plus bas que terre.. ça t'excite c'est ça? Bah vas y continue! Allez... » Il frissonna, clairement Ciaràn ne souhaitait pas survivre à cette nuit pour oser lui offrir son flanc d’animal blessé qui ne demandait qu’à être achevé. « J’ai pas besoin de te rabaisser, tu te débrouille très bien tout seul.. » Il n’eut pas le temps de poursuivre car les poings de sa proie s’abattirent rageusement sur son torse. Par le passé il aurait pu en rire ou s’en amuser, mais à présent c’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase. « Va te faire foutre! Tabasse moi, fais ce que tu veux mais va te faire foutre en enfer... et arrête de me juger parce que j'ai de l'argent... ça ne veut rien dire... t'es con ou quoi? Je te fais peut être chier mais t'es le roi des emmerdeurs... » Le coup partit plus vite qu’il ne l’eut imaginé et vint s’écraser sur les pommettes de l’emmerdeur. Propre mais brutal. Ça le soulagea une seconde, et il recommença sa besogne sans retenir sa force ni son engouement qui faisait trembler ses muscles. « C’est ça que tu voulais Faulkner non ? Vas-y DIT LE ! » Un autre, puis encore un, qui firent tomber Ciàran sur le bitume à ses pieds. Il le rattrapa par le col de son teeshirt, du liquide carmin avait coulé sur sa peau. Accroupi devant lui, il le toisa longtemps en silence, le souffle haletant déchiré par la haine et l’affection. Voilà. Il venait de le dire. De l’affection, c’était ce qu’il ressentait pour ce corps chancelant qui ne respirait qu’à moitié. Felix lâcha le vêtement, pour le prendre dans ses bras comme une poupée de chiffon. Il s’agrippa à sa nuque, se rattacha à son odeur familière – un mélange de sucre et de citron -, et ferma les paupières, son visage enfoui dans son cou. « Ciaràn. » Murmura t-il tout bas en se détachant pour caresser ses cheveux dans un élan insoupçonné de tendresse.
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MessageSujet: Re: hold your gaze ○ ciaràn.   Ven 6 Oct - 0:00


Ciaràn était épuisé. Épuisé de lutter, épuisé de croire que Felix était le grand méchant loup et lui, le frêle agneau. C'était faux, tout était faux. Il était le méchant. Il avait osé balancer Felix. Il avait osé croire qu'il pourrait vivre sans lui. Il avait osé croire et prétendre à une autre vie que celle qui lui était destiné. 5 ans de mensonges. 5 ans de faux semblants. Et le retour de Felix lui prouvait bien qu'il vivait dans le mensonge pendant toutes ces années. Si le sol pouvait s'ouvrir sous ses pieds, Ciaràn s'y serait engouffré à l'instant. Il ne savait pas comment il pouvait tenir debout encore. Les mots de Felix le pénétrait une nouvelle fois comme des lames de rasoirs. Et puis vint les coups.Felix s'en donnait à coeur joie de le frapper. A un tel point qu'il ne tenait plus débout, qu'il ne distinguait plus rien. Etait-il en train de mourir? Il n'en savait trop rien. Pour la première fois, il trouvait les coups salvateurs. La douleur le ramenait à la réalité de ce qu'il avait fait. Il ferma les yeux et il laissa son corps faire ce qu'il voulait. Son esprit n'était toujours pas revenu. Les larmes qui coulaient à flot cessèrent de couler. Il avait compris la leçon. Il ne recommencerait plus. Plus jamais, il ne voulait être séparé de Felix. Il l'aimait trop pour ça. Son corps et son être le réclamait. Il s'en était voulu de l'avoir dénoncé. Un acte impulsif, irréfléchi, naïf. Ciaràn resterait enfant à tout jamais. Il ne pensait plus à la photo découverte dans le journal. Tout cela n'avait plus de sens pour lui.

Il sentit rattrapé alors qu'il s'effondrait et il ouvrit les yeux. Il avait de la peine à distinguer Felix. Mais il était là, contre lui. Il entendit qu'il murmurait son nom. Les mots assassins avaient disparu. Même Ciaràn s'était calmé. Il restait contre Felix. Il ne voulait plus bouger, à tout jamais. Et il pleurait silencieusement, l'enfant perdu. Mais il était rassuré en même temps. Felix avait des gestes tendres envers lui, ce qui lui laissait l'espoir qu'il l'aimait encore. Et son esprit enfin apaisé revint s'installer dans son corps. Il passa son bras autour du cou de Felix et il murmura alors:

"Pardonne moi.. .je ne recommencerais plus.. Je ne suis rien sans toi.... ma vie n'est qu'un tissu de mensonge...j'ai besoin de toi... avant qu'il ne soit trop tard...."

Avant qu'il ne soit trop tard.... Ciaràn referma ses yeux, désormais en paix avec lui même, pour l'instant. Il avait formulé tout haut ce qu'il pensait tout bas. Et il s'accrochait à Felix comme s'il était le seul qui pourrait le sauver d'une mort certaine. Il était comme Jack s'accrochant sur la planche avant de se laisser emporter au fond de l'eau. Il espérait que Felix accepte de le pardonner. Et qu'il comprenne qu'il avait saisi la leçon et qu'il ne dirait plus rien. Plus jamais. Gardant ses yeux fermés, il se fit la promesse intérieure de ne plus laisser un son sortir de sa bouche. Il s'auto punissait de la bêtise qu'il avait commise. Même s'il lui avait fallu cinq ans pour ouvrir les yeux et comprendre ce qu'il avait fait.  
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MessageSujet: Re: hold your gaze ○ ciaràn.   Lun 9 Oct - 19:30

Le corps recroquevillé qu’il tenait entre ses bras bougeait à peine, à la limite de la mort. Heureusement, sa respiration erratique prouvait qu’il était toujours là, avec lui. Contre lui. Le sang de Ciaràn maculait ses phalanges, ses vêtements et le visage tuméfié aux paupières fermées. Des larmes perlèrent au coin des grands cils du gosse apeuré, et il les essuya du bout de son pouce sale sans le quitter du regard. Il avait fallu qu’il aille jusque-là et qu’il le frappe sans se retenir pour comprendre ce qui se secouait son âme et ses tripes. Sans y prendre garde et un peu par hasard, il s’était attaché au garçon. Pas au point de dire qu’il était amoureux mais il y avait bien un truc profond qui les liait. Finalement, ces sept ans de prison avaient eu raison de son tempérament brutal et de tout ce qu’il avait cru acquis... Peut-être… peut être qu’en définitive il était tout simplement un homme comme les autres avec son lot de défauts, et un manque d’affection à combler… Et si il avait passé du temps à se forger une carapace, et à s’imaginer au-dessus de tout ça, le destin venait de lui mettre une claque en pleine tronche. Il le sentit bouger mais ne broncha pas quand le môme l’enlaça. « Pardonne-moi...je ne recommencerais plus.. Je ne suis rien sans toi.... ma vie n'est qu'un tissu de mensonge...j'ai besoin de toi... avant qu'il ne soit trop tard.... » Le pardon… En était-il seulement capable ? On lui avait inculqué dès son entrée au sein de la bande, qu’un tel acte était signe de faiblesse. Les mots du vieux lui revinrent en tête la fois où il l’avait foutu sur un ring pour la première fois alors qu’il n’avait que seize ans. ‘Garde tes poings serrés Wolsey, baisse pas ta garde. T’excuse jamais, et n’excuse pas les autres tu m’entends ? Sinon ça veut dire que t’es une flipette.’ Un mantra qu’il avait fait sien en grandissant et qui était inscrit dans ses os. Une marque indélébile. Alors, pouvait-il accorder ce souhait à Ciaràn ? Pas dans l’immédiat en tout cas, ce qu’il avait fait été trop grave, trop douloureux également. Le temps gommerait certainement ses erreurs de friqué naïf, mais les cicatrices demeureraient. Même avec toute la bonne volonté du monde, il ne pouvait pas exclure le mitard et ce qu’il avait enduré derrière les barreaux. Il ne s’en était pas spécialement vanté – auprès de qui de toute façon ? – mais les semaines et les mois avaient été rudes voir compliqués. Il s’était senti devenir cinglé à force de tourner en rond dans sa cage tel un animal. La privation, la solitude n’étaient rien en comparaison de la haine qui s’était immiscée en lui, le rongeant quotidiennement en alimentant son besoin de se faire justice quand il sortirait. Et tout ça pour quoi ? Il venait de lâcher les armes pour celui qui l’avait fichu là-bas. Felix soupira, et glissa à nouveau ses doigts dans les mèches noires de Ciaràn afin de se raccrocher à la réalité ; à sa chaleur hésitante dans l’atmosphère glacée. « Je ne peux pas. » S’entendit-il dire d’une voix grave, malgré lui avant de le redresser légèrement car il glissait. « Regarde-moi. Ciaràn je ne peux pas te pardonner, c’est impossible... J’ai besoin de temps, j’ai des affaires à régler. » Il ne pouvait pas tout plaquer en un claquement de doigt, juste à cause d’une confrontation hasardeuse. Il avait des comptes à rendre au-dessus, des promesses à renouveler, et d’anciennes à briser. « Je serais là, pas loin, mais c’est tout ce que je peux offrir pour l’instant. » Ce qui était énorme pour un chien sauvage comme lui sans attache. Il se perdit dans la contemplation de ses traits où des bleus commençaient à se former, mais même amoché il restait beau. Et il était à lui. Il se pencha, et l’embrassa. Cette fois ci ce fut différent, ce n’était pas brusque ou violent, mais plus délicat. Il n’avait pas envie de le blesser plus qu’il ne l’avait déjà fait. A regrets, il se détacha pour reprendre son souffle, et caressa sa peau tendre, sans prêter d’attention aux bruits qui s’intensifiaient derrière eux. « Allez vient, je te ramène chez toi. » Il se leva en prenant garde de ne pas le faire tomber, et jeta un coup d’œil aux alentours. Quelqu’un s’était osé à passer la tête, mais abdiqua à la simple vue de sa silhouette patibulaire. Si il s’en foutait, il pria intérieurement pour que le voyeur ou la voyeuse n’aille pas voir les flics, auquel cas il allait se foutre son agent de probation sur le dos. On l’avait prévenu qu’au moindre faux pas, ce serait un retour à la case départ sans possibilité de négociation. Or il avait son teeshirt tâché de liquide carmin, et la mine d’un mec ayant cherché les problèmes.
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MessageSujet: Re: hold your gaze ○ ciaràn.   Mar 10 Oct - 14:31


Aux paroles de Felix, Ciaràn sentit son coeur se briser. Son mental aussi lâcha.Mais peut être bien qu'il avait lâché depuis un moment. Ciaràn n'était plus qu'une poupée de chiffon dans les bras de Felix. Peut être que son corps allait aussi lâcher? Il n'en savait rien. Lorsque Felix lui demanda de le regarder, Ciaràn n'arrivait plus bien à le distinguer, ses yeux se remplirent de larmes. Ses mots le poignardaient dans le coeur et dans son corps aussi. La douleur était moindre à côté. Non, il ne lui pardonnerait pas. Il ne voulait plus de lui. Mais il n'allait rien dire. Il n'allait plus jamais rien dire. Pourtant Felix l'embrassa et Ciaràn répondit à son baiser, comme pour lui prouver son amour. Il n'avait plus la fougue d'avant. Ce baiser avait un sale goût d'adieux. Il lui en fallait peu pour qu'il ne craque définitivement et qu'il se retrouve de l'autre côté de la barrière. Mais il avait encore un peu de force. Minuscule. Juste assez pour ne pas faire d'esclandre en pleine rue.

Si Ciaràn avait été un tableau, il se serait appelé dévastation. Il n'était plus lui même même avec Felix. Il était tout simplement l'ombre de lui même. Il restait dans ses bras, croyant à moitié rêvé, à moitié être dans le pire des cauchemars. Il l'avait attendu ces retrouvailles, mais dans son monde à lui, Felix serait retourné avec lui. Et dans ce même instant, alors que Felix le ramenait chez lui, Ciaràn comprit une chose. Felix serait la clé de son avenir, même si pour l'instant, il lui ouvrait les portes de l'Enfer. Ciaràn était encore fou amoureux de Felix, il l'avait dans la peau. Mais il avait merdé. Et Felix ne voulait pas lui pardonner. Les larmes lui remontèrent aux yeux. Triste spectacle que de montrer à l'homme qu'il aimait qu'il devenait un déchet humain, couvert de sang et de bleu. Felix ne reviendrait pas. Ciàran sentit son corps trembler. Il aurait voulu hurler toute sa douleur avant que son corps ne le brûle comme s'il avait été marqué au fer rouge. Felix ne reviendrait plus. Ciaràn n'aurait plus qu'à creuser un trou et s'y réfugier à tout jamais.  
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